37ème Synode régional de l’Eglise Réformée à Béziers 06

Pour continuer à réfléchir sur le thème de la parentalité, voici donc après le travail des délégués au synode, le texte final qui peut continuer à alimenter votre réflexion !

Confesser Jésus-Christ, dans notre vie personnelle .
Parole, Parentalité, Espérance, quels repères pour les familles ?

Voici le texte1 du 37ème synode ERF-CLR qui a été transmis au synode national pour alimenter sa réflexion. Il peut aussi alimenter la réflexion de nos Eglises, oeuvres, mouvements, groupes paroissiaux, …. qui se sont saisis de ce thème de la parentalité.
Décision 13
Confesser Jésus-Christ, dans notre vie personnelle . Parole, Parentalité,
Espérance, quels repères pour les familles ?
Le synode régional de l’Eglise réformée de France en Cevennes-Languedoc-Roussillon; réuni dans sa 37e session ordinaire à Béziers (Puimisson), les 17, 18, 19 novembre 2006, transmet l’avis suivant aux rapporteurs nationaux:
1. La famille, donnée pour le bonheur de l’être humain, est une bénédiction, elle fait partie du projet d’amour de Dieu. La famille humaine n’est pas centrale dans la perspective biblique. Ce qui est au centre, c’est l’annonce de la Grâce qui trouve son fondement en Jésus-Christ. Il n’y a pas de modèle de famille idéale, la famille, quelles qu’en soient les modalités concrètes liées à l’histoire et aux données sociologiques, est un chemin, un lieu de témoignage de cette Grâce, et de l’espérance du Royaume,
2. De ce point de vue, pour le croyant, l’un des axes de la famille nous semble être le témoignage d’une vie habitée par la foi. Témoins de cet amour, notre responsabilité est de semer. Confiance, joies partagées, respect, sécurité, amour, solidarité, différence, des mots qui disent ce que, souvent, la famille donne à vivre. Désir et plaisir s’expriment et se partagent. Nous sommes gérants et non propriétaires de ce qui nous est confié, de ceux dont nous avons la responsabilité. Un adage dit :« Nous n’héritons pas de nos parents, nous empruntons à nos enfants .». Ainsi, chaque génération a une responsabilité non seulement pour elle-même, mais pour le futur.
3. Conséquences de la Grâce de Dieu, profondeur de l’engagement, projet de l’inscrire dans la durée, ancrage dans la Parole de Dieu révélée dans la Bible, s’articulent ensemble, avec tendresse et exigence. Nous sommes humains. La Grâce de Dieu vient accueillir nos tâtonnements, nos errements, nos échecs : l’Eglise accueille tous ceux qui viennent vers elle. Pardon, réconciliation ou reprise de relation au-delà d’une rupture, sont toujours possibles. La résurrection n’est-elle pas l’espérance qui nous soutient ?
1 A la demande du synode ce texte a été “disjoint” entre ces 8 paragraphes de fond et les pistes de travail évoquées pendant les travaux de groupes des synodaux. Cela permet au membres du synode de donner leur approbation par vote pour chacune des parties. Le nombre de voix est indiqué à la fin de chaque “décision”. 37ème synode ERF-CLR 2006 - Béziers - Texte parentalité - p 2 / 3
4. L’être humain naît immature. L’environnement de ses premières années va contribuer à lui donner une assise solide, ou compliquer sa tâche de construction comme être humain. En déclarant son amour à Jésus au moment de son baptême, Dieu se manifeste comme Père, Jésus est reconnu comme Fils. Il en va de même lorsque, à la naissance de son enfant, le parent, père ou mère, reconnaît et nomme son enfant. Cette parole est le fondement de la parentalité et de l’existence en devenir de l’enfant.
5. Quelles que soient les formes de vie familiale (hétérosexuelle, monoparentale, homosexuelle…), certains éléments symboliques doivent impérativement s’inscrire pour la construction de l’enfant : la différence des générations, la différence des sexes, les interdits fondamentaux de l’inceste et du meurtre (dont le viol…). Une parole fiable aide à construire la confiance. Panneaux indicateurs et parapets de sécurité, les adultes présents (parents, ou personnes en position de parentalité) accompagnent cette construction.
6. Dans toutes les formes familiales, des parentalités se vivent et portent fruit. Même ordinaire, la parentalité est toujours un miracle. Même difficile, elle est souvent assumée avec bonheur. Quand elle semble vouée à l’échec, elle se fraie encore un chemin. La vie trouve des voies insoupçonnées, des équilibres improbables. Le regard croyant y voit la trace de l’Alliance de Dieu avec la création, avec l’humanité.
7. L’histoire familiale, ainsi que l’histoire personnelle passée, aussi douloureuses soient-elles, ne doivent pas être effacées, leur intégration est nécessaire à la construction d’un avenir. Ce chemin nécessite parfois un accompagnement respectueux et ouvert à l’espérance.
8. L’Eglise est devant un défi : celui de rencontrer, d’accueillir, d’accompagner dans le respect ceux qu’elle croise chaque jour, sans renoncer à son héritage. Dieu a choisi de s’incarner. Témoigner de Jésus-Christ au plus concret de notre vie quotidienne exprime cette volonté d’incarnation, par nos paroles et nos choix.
92 voix pour et 0 contre


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