Stage CPLR « Voix de Dieu, voix humaines »

Faculté de théologie protestante – Paris
du dimanche 22 au samedi 28 avril 2007

Nous vous ferons paraître les textes des conférences au fur et à mesure que les intervenants nous les ferons parvenir!

Lien avec le site ERF_stage de formation du CPLR: www.eglise-reformee-fr.org/article.php3?id_article=245

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Liste des participants:4-07-voix-de-dieu-voix-humaines-retour-en-fac.doc

lien avec le CPLR, voir ci dessus.

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Deux célébrités locales: Alexandra et Daniel…

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Claude dans la cage…à escaliers!
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Dès maintenant, voici le lien du culte de ce dimanche 29 avril que vous pouvez voir en podcast, sur notre thème: www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/protestant/index.php?emission_id=30123
Martine Millet en train d’enregistrer le culte sur France Culture
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Dieu parle
Pour parler et s’adresser aux hommes, aux femmes, aux communautés rassemblées, Dieu utilise des voix humaines.
Mais souvent Dieu n’est pas entendu et parfois Dieu se tait.
Aujourd’hui, dans le fracas du monde, à travers les évènements de la vie, savons-nous entendre la voix de Dieu ?
Méditation du pasteur Martine Millet autour de la voix, en écho au stage de formation permanente de pasteurs intitulé “Voix de Dieu, voix humaines”.

Texte original du culte radio 28 avril 07: predication-voix29avril07-3.doc

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Visiter la Fac de Paris: www.iptheologie.asso.fr/facparis/paris/index.htm

Programme du stage CPLR

Lundi 23 avril

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Corina Combet-Galland
La voix, son grain dans les jardins…
Texte: corina_cplr-voix.doc

S. Franchet D’Esperey
Commencer à parler : Voix et performance dans l’Antiquité : rhétorique et poésie.
Textes: sylvie_cplr-voix-plan.doc
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Soirée à la Moquette

atelier d’écriture pour SDF et ADF

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Je voudrais que tout le monde s’entende.
Si tout le monde s’entend bien on est bien ensemble. Je ne sais pas quoi dire…
Pour une fois que je me décide à faire quelque chose, je ne sais plus quoi dire, c’est compliqué.
Je suis capable de discuter, entre nous, à quatre ou cinq, mais si c’est pour faire ça en public, je n’aime pas. Je n’aime pas quand c’est général. Je ne suis pas timide si on est quatre ou cinq, mais si on est un tas de gens autour d’une table, je suis un peu intimidé.
On discute de toutes sortes de trucs, n’importe quel sujet. Ce n’est pas uniquement un ou deux trucs…
Suivant les personnes avec qui je suis, il y a des personnes qui n’ont pas beaucoup de conversation.
Si on est une dizaine autour d’une table, s’il y en a une ou deux qui sont des grandes gueules, j’ai horreur de ça. Je ne supporte absolument pas la prétention.
Là c’est fini, je ne dis plus rien, je me fais tout petit. Je suis capable de contrer quelqu’un mais s’il y a une grande gueule il n’y a plus de Joseph.
Joseph

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Ce soir je vais sans doute vous étonner.
La fierté m’a jusqu’à maintenant empêché de parler, pudeur Ou rancœur. Non rien de tout cela, simplement la peur. La fatigue de l’âme. La lassitude cérébrale, ce que les toubibs appellent à tord ou à raison la dépression et que moi j’appelle déconnexion mentale ou ras-le-bol général. Peur de retomber dans ce gouffre insondable dont on ne voit jamais le fond, plus envie de rien, envie de crever en silence pour ne plus voir la réalité parce qu’on en a marre de ramer sur une mer de galère tels tes esclaves du temps jadis sauf que sur notre mer il n’y a jamais de plages, envie de dormir et ne plus se réveiller ou alors se réveiller dans un monde nouveau, tout beau.
Mon dieu pourquoi l’utopisme n’est pas obligatoire? J’ai pensé et je l’avoue sans honte au suicide mais je n’ai jamais eu la force d’en parler car une fois cela à failli réussir, je me suis réveillé à l’hôpital fatigué de m’être raté alors j’ai admis cette fatigue et ne dit-on pas qu’admettre ses fautes c’est déjà les accepter un peu? La folie, pour qui la possède est une chose fantastique, elle vous permet de quitter le monde de l’indifférence. Et puis comment être libre alors que je suis prisonnier de ma propre liberté?
Denis

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Autoportrait
Il ressemblait à Woody Allen. Il était là dans un petit papier. Je le connais bien. Il est mon meilleur ami et le plus grand des ennemis. Il est moi. Et moi je suis lui. Et lui, il est qui? Et moi qui je suis? Il y en a eu des versions.
Pour les uns, le roi des embrouilles. Pour les autres, bon travailleur.
Je suis un joueur de billard. Vous connaissez ce jeu là? Il est incroyable le billard.
Trois boules. Une canne. La table. Les bandes. Un petit mec qui est capable de faire n’importe quoi avec tes trois boules, la table, les bandes et sa touche personnelle.
J’aime le billard. Le billard français. L’unique billard. Les Américains en ont fait une version du billard. Plein de boules. Plein de trous. Plein de couleurs. Rien, zéro le billard américain.
Le billard français avec une boule blanche, une autre blanche tachée d’un petit point noir et la rouge, le joker, la boule de personne.
Vous pouvez dessiner? Sur la table, vous avez toutes les possibilités, toutes les frontières, tout un monde. 1, 2, 3… Jusqu’à combien? Une erreur, un millimètre de plus ou de moins et la série est morte.
Toute une vie, une table de billard, sur un tapis bleu, avant c’était vert. Une touche et on y va.
C’est la vie que j’aimais hier. Et le collègue de la photo aussi, je crois. Oui, je crois avoir joué avec lui au billard. A mille bandes. Une partie sans limites. Je joue toujours avec lui.
Juan

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L’homme dans la nuit.
Quand je regarde ma photo je vois un homme sans logis, et mon rêve est d’avoir un logis comme tous, un lit comme tous les Français en ont un. Mais mon lit c’est le trottoir, le froid et la solitude ma maison. Et une fois sur la route on ne trouve personne qui t’aidera.
Les sans-logis sont des hommes qui doivent mourir sur la route, la société ne les accepte plus et pourtant c’est la société qui fait les sans-abri, ça c’est la vie moderne. Encore aujourd’hui en prend les sans-abri comme le rebut de l’humanité. C’était toujours comme ça, et ça va être toujours comme ça.
Mort, j’aurai déjà trouvé ma patrie.
Parce que ta mort est ta patrie des sans-abri.
Roger

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Ma Photo.
Cette photo elle est de travers, elle a un regard de travers.
Je ne crois pas que c’est moi, parce que c’est pas normal, je ne sais pas si c’est moi là, sur la photo.
Il y a un oeil vigilant qui me regarde, l’oeil droit.
Il a un grand nez, moi je n’ai pas un nez comme ça.
La photo ne me ressemble pas, j’ai un oeil qui dit merde à l’autre!
C’est pas moi, c’est quelqu’un d’autre, j’ai des photos de moi dans ma poche, mais cette photo qui est là, je ne crois pas que c’est moi. C’est un gros plan alors je ne sais pas si c’est moi ou quelqu’un d’autre.
Le photographe a dû se tromper.
Mais tout le monde a dit que c’était moi. Donc c’est très bien.
Je n’arrive pas à trouver mon visage comme il faut, parce que c’est en biais;
L’oeil est grand, vigilant, il regarde avec un air sérieux.
On m’a dit que c’était moi, je crois que c’est pas moi. Pas moi mais il me ressemble.
Qui est sur la photo, je ne sais pas qui c’est. Beau garçon.
Bernard

Cela peut être un regard interrogateur ou haineux; cela peut être un regard de dragueur ou de compassion.
Ce regard peut rire ou devenir un regard stoïque, il peut aussi devenir prévoyant ou incertain.
Quand je me regarde je pense à la vieillesse mais lui ne pense qu’à la jeunesse, oui la jeunesse… dix ans de moins.
Quant à la couleur de l’oeil, elle est changeante selon le temps et l’humeur du moment.
Gilles

Wanted: des fois je m’imagine être recherché par les flics.
Ce qui m’embêterait c’est de voir la photographie d’un mec recherché par les flics, et de me dire que son visage ressemble au mien. Je dis ça parce qu’il m’est déjà arrivé dans la rue de me faire arrêter par les flics…
En regardant la photo, je me dis des fois, je repense à quand j’étais plus petit, quand j’avais deux ou trois ans, au niveau de mon regard sur la photo: un regard qui veut dire beaucoup de choses…
Quand je regarde ma photo, je me dis que je pourrais devenir comédien par exemple, ou autre chose…
Il m’arrive des fois de discuter avec des gens dans la rue et de leur montrer une photo de moi, et je leur demande ce qu’ils pensent: certains me disent que je pourrais être acteur, chanteur, que je pourrais réussir si je voulais.
Des fois, on fait des rêves aussi en regardant sa photo. Je me crois aux Etat-
Unis, ça peut aussi bien se passer que mal.
Si un jour j’étais réellement recherché par la police, si ma photo était dans le journal, ou à la télé, je changerais totalement de visage.
Nicolas

Qui suis-je ?
Je retrouve ma valeur et mon envie de vivre lorsque je bénéficie de mon entourage. Je voudrais que certaines personnes soient éternelles car elles sont chères pour moi. Parfois je ne suis rien, je ne me sens pas même vivre, comme si j’étais invisible, un fantôme qui ressuscite à la vie. Je ne retrouve plus ma vraie identité sociale.
Comme ceux qui sont en prison, les années défilent et ils sont oubliés par la société. Je suis un être humain vivant comme les animaux, les plantes.
Je suis une espèce humaine qui traverse tous les temps de la vie: passé, présent et futur. De ma naissance à ma mort. Du berceau où je suis né au cercueil où je mourrai.
Kamel

Un enfant aux yeux clairs.
J’aimerais être encore cet enfant là. Il sommeille en moi comme en chacun de vous, je l’entends des fois me parler avec ses mots simples et si doux.
Du passé et de l’avenir. Cet enfant me regarde tendrement et me dit “ne m’oublie pas” quand je le regarde, lui, à travers cette photo.
Un enfant au coeur pur.
J’espère être encore cet enfant-là.
Le soir en m’endormant, j’écoute battre son cœur.
Il est amoureux de ta vie et ne sait pas ce que c’est le mal.
Un champ de blé, une fleur, un lac, tout et rien l’émerveille.
L’enfant aux yeux clairs et au cœur pur, je le vois en chacun d’entre vous mais vous l’avez oublié tout seul dans un coin avec sa bonté et son innocence.
Écoutez-le la prochaine fois quand il viendra frapper à votre porte et dites-lui d’abord: “Entre, je t’attendais !”…
Jean-François

Mardi 24 avril

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Nicola Stricker

La plurivocité des textes bibliques selon Ricoeur
Texte: confnicola.doc
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Jacques-Noël Péres
Prier de tout son corps de tout son cœur

Mercredi 25 avril

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M. Carbonnier-Burkard

Changements de voix de la Réforme
Texte: marianne_les-changements-de-voix-de-la-reforme-protestante-bis.doc

19h Conférence

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Olivier Abel
Voix politique, voix protestante
Textes: olivier_qui-suis-je-pour-mexprimer.doc
olivier1_la-voix-tragique-et-le-politique.doc

Jeudi 26 avril

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Raphaël Picon

La place du chant dans le culte
Texte: rpicon_la-musique-le-chant.doc

14h 30 Atelier « Voix »
Martine Millet
et Danielle Jeanne

Conte du pasteur François Lemrich
G… comme Graziella
par François Lemrich, pasteur

Graziella ne croyait pas aux anges. Heureusement… car si elle avait su !

Elle était jeune, mais pas trop. Boulotte, mais pas trop. Elle était surtout passionnée de mécanique automobile.
Tiens, à propos, lors d’un Paris-Dakar, n’avait-elle pas raté une spéciale, histoire de mener une femme et son enfant déshydraté dans un dispensaire ! C’était tout elle. Son copilote est toujours en colère et son sponsor en écume encore de rage.

Graziella donc ne croyait pas aux anges. Heureusement, vous disais-je aussi !
Rare métier pour une femme que celui de Graziella, elle était mécanicienne sur auto. Bien sûr, elle était la seule fille dans son école des métiers, mais cela ne la dérangeait pas. Quand j’y repense, juste là, je me souviens d’Antoine, ce gars qu’elle a aidé à passer son certificat. Que d’heures passées ensemble ! Qu’est-il devenu ? Que se serait-il passé sans elle et son bon sens technique ? Que serait-il devenu sans son soutien inconditionnel ?

Mais Graziella ne croyait pas aux anges.
En rentrant chez elle, hier en début de soirée, elle a trouvé en mettant la main dans sa poche la petite liste d’achats tracée d’une main hésitante par Amélie, sa voisine du dessous, octogénaire au moins. La vieille dame lui confiait souvent une petite liste griffonnée sur n’importe quoi. Aussitôt Graziella fit demi-tour : un saut au drugstore, huit articles jetés dans un sac en papier et une bonne demi-heure pour boire le thé chez sa voisine âgée. Puis, un silence passe. Graziella s’est levée, laissant Amélie, la voisine, les yeux brillants de reconnaissance. La jeune femme est montée chez elle, au troisième, 25 rue du Bonheur de vivre.

Mais Graziella ne croyait toujours pas aux anges et je vais vous expliquer pourquoi c’est si étrange et si beau.

Quelque part, vers le 7eme ciel, au moins, dans un grand cahier parcheminé et bien tenu à jour, dans ce grand cahier aux pages dorées figure une liste d’anges. Une liste écrite à la main, une longue liste, avec des pages blanches, des tas de pages blanches, une liste forcément incomplète, une liste dans laquelle des noms peuvent venir s’y ajouter, une liste d’anges. Et, croyez-moi si vous le voulez, dans ce grand livre parcheminé on y trouve le 25, rue du Bonheur de vivre, et le nom de Graziella qui ne croyait pas aux anges.

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et Emmanuel Gradt

Vendredi 27 avril

Olivier Abel
Dire « nous »

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Jean-Marcel Vincent
Quelques aspects sur la voix dans les textes théophaniques de l’Ancien Testament

20h30 rencontre avec des chorales dont « Ad Libitum »




Commentaires

  1. 1 lemrich a dit:

    Merci cher ami,
    j’ai pu puiser la substantifique moëlle de notre magnifique stage.
    A moi de tout bien classer, j’ai déjà beaucoup digéré de ce copieux et agréable menu pour moi et mon ministère.

    Amitié

    François Lemrich

    Citer | Publié 24 mai 2007, 22:05

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